Si le passé t'oublie, oublie le passé

Si le passé t'oublie, oublie le passé
Avocksouma Djona Atchénémou

Résumé

Ce jour-là, c’est le délire à Marzam, la paranoïa. La IVe République vient d’être proclamée. Nul ne connaissant les tenants et les aboutissants de ce changement majeur, tout le monde s’interroge. Et le peuple est divisé. Une thérapie collective est appliquée qui semble avoir fait ses effets. Chacun défendant désormais, comme il peut, sa position. Les partisans ou repentis se moquent du passé. Ils ont leur IVe République, c’est désormais leur bébé. Il ne faut surtout pas résister au vent qui souffle. Il faut avancer. La IIIe République est morte, vive la IVe. Ce n’est pas en se focalisant sur le passé que l’on construit l’avenir. Et chaque fois que c’est possible, leur conseil est simple : ne résistez pas à ce qui vous résiste. Contournez la montagne. Frayez un autre chemin. Érigez-vous un nouveau pont. Établissez-vous de nouvelles relations. Après tout, on peut toujours dire non sans refuser, et dire oui sans donner. Qui veut gagner l’argent, doit perdre l’argent, car c’est l’argent qui appelle l’argent. Mais pour les résistants ou conservateurs, tous ceux qui ne sont pas pour le passé sont des sécessionnistes, des fédéralistes, des gens perdus, égarés et sans conscience ni boussole. Pour les indécis ou indifférents, il faut laisser faire, laisser aller. Le bien et le mal ont bien leur raison d’être ici-bas sur Terre. Si quelqu’un récolte la tempête, c’est qu’il a bien semé le vent. Et c’est la nature même du bât que de blesser. On n’y peut rien. C’est fatal, tout simplement. Finalement qui a raison et qui a tort ? Malgré toutes ces contradictions et ces déclarations à l’emporte-pièce, pour Abdoulaye Logamou, le politicien et ses amis, tout est bien dans le meilleur des mondes pour gouverner la cité.

Auteur

Avocksouma Djona Atchénémou a publié : « Enterrons l’enfant de la veuve avec sa mère. Orphelin en pays Tchadien » chez l’Harmattan en 2013 ; « Golblogongui et son château de Sabangali », chez Édilivre en 2015 ; « Le Ministre ouvrier », chez Mélibée en 2017, « Moi, Ngadatna, l’enfant opposant. Le livre du fils et du père » chez Atramenta en 2018 et « Même si mes yeux pleuraient, mes larmes ne couleraient pas » chez les Editions du Net, 2018.

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