A Paraitre : Mossoul, métropole chrétienne dans la plaine de ninive (1880-1980)

A Paraitre : Mossoul, métropole chrétienne dans la plaine de ninive (1880-1980)
Ouvrage collectif

Abstract

Les archives photographiques du couvent dominicain de Mossoul, sauvées in extremis de la fureur islamique en août 2014, s'ouvrent pour la première fois aux yeux des collectionneurs comme à ceux des historiens.

Constitué de 76 albums photographiques, cet ensemble réunit de nos jours environ 8800 prises de vues dont la plus ancienne, représentant un portrait du P. Hyacinthe Besson (1816-1861), remonte aux années 1840.
S’il n’est pas encore totalement numérisé, cet ensemble se trouve encore complété par de nombreux clichés pris à l’occasion du jubilé de l’an 2000 et des travaux accomplis au même moment lors de la restauration de l’église et du couvent.
À l’instar leurs confrères qui s’installent à Jérusalem en 1890, les dominicains de Mossoul s’intéressent eux aussi à la photographie comme en témoigne leur premier album, superbement relié en maroquin rouge, daté de l’année 1900. L’ouvrage s’ouvre en présentant tout d’abord différentes vues de Mossoul, de ses remparts, de ses places, remontant aux années 1870-1880. Mais très vite le spectateur constate que l’album constitué n’est en rien un recueil de souvenirs de voyage dans lequel l’attrait des ruines ou de l’orientalisme priment sur toute autre considération.
En effet, ce premier volume apparaît d’emblée comme un témoignage, celui apporté par des missionnaires français au contact d’une population bigarrée souvent malmenée par l’existence dont ils acceptent de prendre en charge les destinées pour tenter d’en adoucir le quotidien par les effets d’actes de charité à la fois matériels et spirituels. Ainsi, se justifient dans les premières pages de l’album la présence du groupe des pauvres villageois de Mar Yacoub, du portrait d’un mendiant venu frapper sans doute à la porte du couvent ou encore du cliché de ces « brigands » installés sous une tente de fortune au bord du fleuve…
Comme dans le fonds photographique ancien de l’École biblique de Jérusalem, les dominicains de Mossoul s’intéressent à la condition des populations dont ils partagent l’existence plus qu’à la richesse des monuments, à la beauté des paysages faisant la renommée de la Mésopotamie et qui sont admirés par les voyageurs ou le personnel diplomatique en poste à Bagdad.
Si les noms des photographes restent la plupart du temps anonymes, certaines clichés peuvent à coup sûr être attribués : ainsi le P. Alpharès ou Alvar Duplan (1842-1880), accompagnant le P. Jacques Rhétoré à Van. Il y réalise l’exceptionnel portrait du Loup blanc en Agha turc en compagnie de son chien Médor (qui fait l’objet d’une seconde prise de vue) bien que l’animal reste un être méprisé en terre d’islam. Il faut citer également le P. Pie Ropars (1906-1981), présent à Mossoul de 1931 à 1956. Tout au long de ces années le religieux, peintre également à ses heures, réalise une multitude de prises de vue développées en deux exemplaires qu’il emportera avec lui mais dont l’une des deux collections a pu revenir dans la photothèque du couvent de Mossoul. Enfin, citons également le P. Patrice Thillaye du Boulay (1921-2014) qui au cours de ses trois années passées en Irak, de 1955 à 1958, réalise une série de portraits posés qui constitue une sorte d’aboutissement dans l’art photographique des dominicains de Mossoul depuis leur établissement.

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