L'Esprit libre et le progrès

L'Esprit libre et le progrès
Clovis Fokou

Abstract

L’Esprit libre est un esprit qui n’est pas subordonné au corps et son cortège d’appétits désordonnés. C’est un esprit gouverné par la raison, qui reste égal à lui-même et ne se laisse pas affecter par les circonstances aléatoires du monde extérieur. De surcroit, l’Esprit libre est un esprit qui n’agit que par devoir ; le devoir ici étant la nécessité d’accomplir un acte par pur respect pour la loi. Ainsi, il ne pose que des actes qui portent l’estampille de la moralité et ne se laisse jamais influencer par la sensibilité, les penchants, les affects, etc. Cette liberté de l’esprit ne peut passer que par l’éducation fondamentale. L’éducation fondamentale consiste à détecter la quiddité de chaque esprit, afin de l’orienter dans sa vie professionnelle en fonction de ses aptitudes. Elle consiste aussi et surtout à libérer l’esprit de la bestialité et des obstacles épistémologiques qui pourraient rendre difficile, voire impossible le progrès de l’humanité. Cette éducation est une mission régalienne de l’état. C’est l’état, le premier pédagogue qui est chargé de l’instaurer, de l’organiser et de l’orienter. Lorsque cette éducation fondamentale réussit, le progrès en découle nécessairement et quand elle n’est pas mise en application, ce progrès ne devient plus qu’un vœu pieux. En Afrique, cette éducation n’est restée qu’une caricature, et les conséquences ne sont pas des moindres : le continent est aujourd’hui trempé dans la satisfaction incontrôlée des désirs et des passions, même les plus avilissants. La quête effrénée de l’argent et des honneurs y est devenue la règle et le devoir est relégué aux oubliettes. L’alcoolisme y bat son plein, et les dictatures des dirigeants téléguidés y poursuivent leur petit bonhomme de chemin. C’est sur ces ravisseurs endogènes qui fragilisent, infantilisent les africains que s’arc-boutent ceux exogènes comme le néocolonialisme parasitaire et tous ses corollaires. Ainsi prise en otage par des ravisseurs endogènes et exogènes, l’Afrique ne peut que croupir dans le sous-développement. Pour sortir de ces carcans, le continent noir devrait faire sienne, l’éducation fondamentale, s’imprégner de la notion de responsabilité et mettre sur pied des véritables Etats-Unis d’Afrique à même de repenser le développement du continent au-delà du modèle occidental dont la prétention à l’universalité se heurte aux pratiques africaines, et capables de couper le cordon ombilical qui lie l’Afrique à l’occident dans un rapport de dominant/dominé.

Author

L’esprit humain est la substance principielle et immatérielle de l’homme. Nonobstant le matérialisme exacerbé par un positivisme scientifique à retentissement scientiste, il demeure une réalité, et constitue la véritable source de la richesse humaine. Le bien-être de l’homme est tributaire de la liberté de son esprit. Ainsi, lorsque ce dernier est libre, l’épanouissement de l’homme n’est plus qu’une lapalissade ; et quand il est assujetti, il est impossible à l’être humain de sortir de l’ornière. Si aujourd’hui, l’Afrique n’arrive pas à sortir du sous-développement, c’est précisément parce que l’africain n’a pas d’Esprit libre. Et s’il n’en a pas, c’est à cause du fiasco éducationnel. En effet, l’échec de l’éducation dans le continent noir a fait de l’africain, un être en proie à la satisfaction non contrôlée des désirs sensibles à résonnance bestiale, qui lui fait nécessairement perdre le sens du devoir et donne naissance à des maux tels que la recherche effrénée de l’argent et des honneurs, comme la quête de l’intérêt égoïste et tous ses corollaires, etc. ; des maux, qui à leur tour, ont fait le lit d’un néocolonialisme parasitaire qui, de nos jours, dissimulé par le phénomène de globalisation, frappe l’Afrique de plein fouet.

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