Trois semaines à Kelz

Trois semaines à Kelz
Gérard Aubert

Abstract

Juillet 1963. Vingt-deux jeunes venus de six nations sont rassemblés à Kelz, en République Fédérale d’Allemagne. Ils viennent remettre en état des cimetières juifs à l’abandon depuis le début du nazisme. Gérard, parti de Salon-de-Provence, est l’un d’eux. Il va avoir dix-sept ans. Il raconte.
Pourquoi sont-ils là ? Pour participer à la reconstruction de l’Europe dévastée par la guerre et pour la paix. Pour contribuer à réparer le drame juif, par une action symbolique, c’est ce qui a décidé les plus avertis d’entre eux. Mais pour d’autres, il s’agit simplement de vacances à moindre coût, de s’évader du « cocon familial » et de découvrir le monde, autrement.
La première semaine, les jeunes font connaissance, découvrent leurs différences et s’efforcent de se comprendre. Ils pénètrent dans leur premier cimetière envahi par les herbes avec étonnement et interrogation. Mange-t-on dans un cimetière ? Peut-on fumer ? Peut-on flirter ? Ils vont apprendre à y travailler, mais aussi à y vivre. Poussés par la curiosité, les habitants les accueillent chaleureusement dans les magasins, au gasthaus le vendredi soir. Mais parfois très vite, après les premiers élans, les visages se ferment.
Le lundi suivant, les jeunes arrivent joyeusement au cimetière de Lüxheim. Ils y découvrent des tombes bouleversées, profanées, des cercueils pillés. L’horreur du nazisme, dont ils avaient à peine entendu parler.

Author

Gérard Aubert est né en Provence en 1946. Il passe sa jeunesse dans un lycée militaire. Refusant d’embrasser la carrière militaire, il étudie l’histoire puis monte à Paris. Il est alors fonctionnaire de ministère, membre de cabinets ministériels et consultant. Désormais, il se passionne pour l’histoire de l’après-guerre.

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