La Caracole d'Or - L’Escalier du Paradis
La première vision qui nous frappa en pleine face, à l’approche d’Hélicéa, mais par-dessus tout, qui nous enchantera pour toujours, fut celle de La Caracole d’Or.
Car c’est le plus souvent par ce beau surnom, je l’apprendrai bientôt, que les Hélicéens désignaient Le Snail. Le fleuve unique de la planète géante à anneaux, qui se déplaçait en spirale tout autour d’elle.
Avec courtoisie, Tom se décida à éclairer ma lanterne. Et à se jeter dans une sorte d’énoncé de géographie mystique.
- La Caracole d’Or, tel que tu le remarques déjà Neila, fait le tour d’Hélicéa en colimaçon.
Mais elle irrigue également le cœur poreux de la planète, dans un vortex, un tore d’énergie radioactive.
Cette énergie possède cependant ses limites. Elle doit se régénérer tous les mille ans.
C’est par la mort des vieux Blowballs, des vieilles lunes désintégrées par l’Ouroboros, que le grand Snail recharge son magnétisme.
Je parvenais à traduire, tant bien que mal, la monographie sibylline de l’ambassadeur terrestre, dans une ébauche d’interrogation :
- Ce que tu veux dire, Tom, si j’ai bien compris, c’est que sans la palingénésie de ce grand vent solaire, l’Ouroboros, qui se produit exactement tous les mille ans, le cœur radioactif, l’axis mundi de la planète s’effondrerait ?
Jack Maloy est un grand poète et écrivain de l’Île de La Réunion.